Print Friendly, PDF & Email

Quels sont les variants détectés dans le monde ?

  • Le variant britannique appelé ainsi car détecté pour la première fois au Royaume-Uni ;
  • Le variant d’Afrique du Sud appelée 501Y.V2 (ou 501.V2) découverte en octobre dernier par des chercheurs sud-africains ;
  • Le variant brésilien ou amazonien apparu au Brésil mais découvert pour la première fois au Japon.
  • Un quatrième variant a été découvert par les chercheurs de l’université d’Edimbourg, en Écosse dans une étude parue mercredi 17 février. Son nom : B.1.525. Il serait présent dans au moins 13 pays dont la France, mais c’est au Royaume-Uni qu’il circule le plus selon la recherche. Il aurait la même mutation E484K que les variants sud-africains et brésiliens. De ce fait, il est donc suspecté d’être plus contagieux que la souche originelle, et pourrait être résistant aux vaccins.
  • Un variant a été identifié à New York (Etats-Unis) depuis novembre 2020. Il a été étudié par deux équipes de chercheurs de l’Université de Colombia et l’Institut Caltech de Californie. Appelé B.1.526, il serait responsable de 12% des contaminations dans la ville et semble proche du variant sud-africain, le rendant potentiellement plus résistant aux vaccins. Les travaux des scientifiques ont été pré-publiés et relayés par le New York Times mais n’ont pas encore été relus par des pairs.
  • Dans un communiqué, la Direction Générale de la Santé indique la suspicion par l’Institut Pasteur d’un variant Breton (dérivé du Clade 20C).
  • Un variant a été découvert en Belgique d’après le magazine Le Soir. Baptisé « B.1.214 », il représente 4 % des infections dans le pays. Il dérive « d’une lignée identifiée en Afrique en avril dernier », selon la chercheuse spécialiste de biologiste évolutive Florence Débarre dans une interview accordée à Libération. Plus inquiétant : Il comporte « des mutations que l’on n’avait encore jamais vues ailleurs » ajoute la scientifique ;
  • Le 28 mars dernier, un variant a été découvert par le CHU de Strasbourg. Appelé à tort « variant alsacien » par certains médias, ce virus circulerait déjà dans d’autres régions du monde dont l’Europe et les Etats-Unis. Ce variant a été détecté chez des personnes atteintes de formes légères avec peu de symptômes. Pour l’heure, il ne semble pas être inquiétant ;
  • Un variant a été repéré à l’hôpital Henri Mondor à Créteil (94) chez 29 patients venant de plusieurs régions de France, renseigne à 20 minutes Christophe Rodriguez, directeur de la plateforme de séquençage à haut débit dans l’établissement de santé. Selon l’expert, il présente 18 mutations, dont sept sur la protéine Spike. Ce qui pourrait être un danger pour la vaccination pensée pour être dirigée contre cette protéine spécifique. Pour l’heure, aucun patient touché par ce variant n’a développé de formes graves. Les experts continuent de surveiller ce nouveau virus.
Bon à savoir :
L ’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé les variantes en deux catégories :
  • les variants « of concern » (VOC) que l’on connait depuis quelques mois et que la communauté scientifique étudie de près. Ce sont pour le moment le variant anglais, brésilien et sud-africain ;
  • les « variants of interest » (VOI) qui émergent et doivent faire l’objet d’une surveillance afin de voir leurs propriétés et leurs effets sur les patients qui sont infectés.

Le variant britannique « VOC 2021 »

Plus contagieux

Une nouvelle variante du coronavirus SRAS-COV-2 a été découverte au Royaume-Uni et signalée à l’OMS le 14 décembre 2020. Elle expliquerait que la transmission soit plus importante dans certaines régions du Sud-Est de l’Angleterre, informent l’AFP et la BBC le 14 décembre 2020. Pour le Secrétaire d’Etat à la Santé, Matt Hancock, elle pourrait jouer un rôle dans la propagation « exponentielle du virus dans le sud-est de l’Angleterre », sans savoir « dans quelle mesure ».

 Selon les dernières données, la variante serait responsable de plus de 50% des cas dans le sud-est de l’Angleterre d’octobre à décembre 2020.

Baptisé « VUI-2020-12-01 » puis renommé « VOV 2021 » mais aussi appelé B.1.1.7, ce variant comprend plusieurs mutations (pas moins de 24 changements par rapport au virus initial) dont la mutation 614G déjà observée par des scientifiques américains. Ces mutations conféreraient au virus une contagiosité plus importante notamment chez les enfants. 

Le variant d’Afrique du Sud « 501.V2 »

1,5 fois plus contagieux

En octobre dernier, un nouveau variant différent de celui de Grande-Bretagne a été identifié par une équipe de chercheurs sud-africains et signalée le 18 décembre 2020 à l’OMS. Il a été observé en Afrique du Sud dans les provinces du Cap-Oriental, Cap-Occidental et KwaZulu-Natal. 

Il semblerait que lui aussi, soit plus contagieux que le coronavirus classique. Selon des experts sud-africains dont les propos ont été repris par l’AFP le 18 janvier, ce variant serait 1,5 fois plus contagieux que la souche initiale. Il est « est 50 % plus transmissible« , mais « rien n’indique que le nouveau variant est plus sévère« , a déclaré le Pr Salim Abdool Karim, épidémiologiste et coprésident du comité scientifique au ministère sud-africain de la Santé. Ses propos se basent sur des données collectées dans des foyers de contamination du pays d’Afrique australe. 

La même mutation N501Y que la variante britannique

« La variante en Afrique du Sud peut donner l’impression d’être la même que celle qui a été mise en évidence en Grande-Bretagne parce que ses mutations sont semblables, mais elle est différente » a assuré l’épidémiologiste américaine Maria Van Kerkhove, responsable du dossier Covid-19 à l’  OMS, le 21 décembre 2020.

Le variant brésilien ou amazonien

Le variant brésilien ou amazonien

Ce nouveau variant a été détecté au Japon le 2 janvier 2021 chez quatre voyageurs en provenance de l’Etat d’Amazonas au Brésil. À l’heure actuelle, il n’a pas été observé dans d’autres pays du monde.

Très peu de données sont disponibles sur ce nouveau variant. Comme l’indique le virologue Vincent Maréchal à La Voix du Nord, « tout est encore à l’étude pour le brésilien (…) ».