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 LE « MASCNE » 

Mascné = mask + acné.

C’est une véritable pandémie de problèmes de peau liés au port du masque.

En effet, les masques empêchent l’humidité de s’échapper, créant un environnement propice au développement des bactéries responsables de l’acné (Cutibacterium acnes) et amplifiant le phénomène s’il est déjà présent. Il y a un excès de production de sébum, ce qui mène à l’obstruction des pores de la peau. Il se forme alors des papules, pustules et autres boutons particulièrement douloureux.

Un masque adapté est indispensable pour éviter l’apparition de Mascné, il devrait être 100 % coton et lavé quotidiennement, ou de type chirurgical et changé régulièrement ou dès qu’il est humide ou souillé. Aussi, un bon ajustement est nécessaire pour atténuer la friction, potentielle cause d’irritation ou de dermatite. Les masques N95, encore plus occlusifs, provoquent plus d’effets secondaires et devraient ainsi être évités par les travailleurs hors du domaine médical. Il est recommandé d’ôter le masque dès qu’il n’est plus nécessaire pour laisser la peau respirer.

Préférer un masque blanc plutôt que de couleur foncée ou noire; les masques colorées contiennent des pigments pouvant engendrer une allergie ou une irritation.

Mieux vaut se raser la barbe car les zones poilues sont sensibles aux bactéries.

En guise de prévention, il est nécessaire de bien se laver le visage matin et soir avec un nettoyant doux, puis d’hydrater la peau au moins 30 minutes avant de mettre le masque avec une crème émolliente hypoallergénique qui contiendrait idéalement un écran solaire avec un indice FPS d’au moins 30, des lotions ou des fluides hydratants non parfumés, moins gras que les crèmes, des gels d’exfoliation peuvent aussi aider. Il est indispensable de bien s’hydrater tout au long de la journée.

Si les dégâts sont déjà là, il existe fort heureusement des traitements médicamenteux, oraux ou locaux, pour venir à bout de ces affections cutanées, quand elles ne disparaissent pas d’elles même au bout de quelques temps sans masque ou en changeant de modèle de masque.  En cas de boutons, un traitement classique au peroxyde de benzoyle peut être recommandé, et en cas d’irritation ou d’eczéma, une crème anti-inflammatoire peut être appliquée. Le succès de ces interventions sera facilité par une bonne hydratation préventive, mais, si les choses s’aggravent, la consultation d’un médecin devrait s’imposer pour un traitement plus musclé.

Continuer à se maquiller n’est pas une bonne idée car l’application du fond de teint n’est certes pas l’idéal pour laisser respirer une peau qui est déjà confinée. Mais pour celles et ceux qui le voudraient, il faut insister sur un maquillage non comédogène.

En conclusion, un masque adapté, des soins préventifs et des produits appropriés resteront donc la clé pour esquiver cet irritant « mascné ».