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MADAGASCAR fait partie des zones à risque de transmission du virus EBOLA

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Des chercheurs de l’Université d’Oxford ont récemment établi une nouvelle liste des zones à risque de transmission du virus Ebola, dans laquelle Madagascar figure. Ils ont noté que Madagascar fait partie des pays où plusieurs facteurs environnementaux sont propices à la propagation du virus tels que la température, la végétation ou la distribution des chauves-souris. Ils en ont déduit qu’une transmission de l’animal à l’homme était également possible dans ces zones présentant des conditions très similaires, c’est-à-dire le risque pourrait venir de l‘intérieur même du pays. Ainsi, il est important de renforcer la surveillance des animaux, et plus particulièrement des chauves-souris, dans les pays à haut risque, comme Madagascar.

Selon le dernier bilan de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) arrêté au 5 septembre, le virus Ebola a déjà tué plus de 2.000 personnes en Afrique. Des mesures sont déjà entreprises par le gouvernement malgache aux portes de nos frontières pour prévenir la propagation du virus Ebola.

Mais qu’est-ce que le virus Ebola ?

Il existe quatre souches du virus Ebola: Ebola-Zaïre, Ebola-Soudan, Ebola-Côte d’Ivoire et Ebola-Reston; il semblerait que Ebola-Reston ne touche que les singes.

Une éclosion de la fièvre d'Ebola se produit lorsque le virus est transmis d'abord d'un animal infecté à un humain, puis d'un humain à un autre. L'infection virale se transmet de l'animal à l'humain par le contact avec un animal sauvage infecté, par exemple la roussette (un type de chauve-souris), le chimpanzé et le gorille. On croit que certaines roussettes sont les hôtes naturels des virus du genre Ebola.

La maladie à virus Ebola se transmet de personne à personne (par une éraflure sur la peau et à travers les muqueuses) lors d'un contact direct avec les liquides corporels ou les sécrétions d'une personne infectée, comme : le sang, le lait maternel, le sperme (jusqu'à 61 jours après l'infection), la sueur, les selles, l'urine, les vomissures.

La transmission peut également se produire lors du contact avec un objet contaminé par ces liquides ou le corps d'une personne décédée de la maladie à virus Ebola. La personne qui touche à la dépouille d'une personne décédée peut être infectée; par conséquent, pour limiter une éclosion, l'adoption d'une méthode d'inhumation qui prévient toute exposition s'avère extrêmement importante.

Quels sont les symptômes ?

Le virus Ebola cible le sang et le système immunitaire de la personne infectée, ce qui peut provoquer des saignements et affaiblir le système immunitaire. Après une période d'incubation de 2 à 21 jours, les manifestations caractéristiques de la maladie à virus Ebola sont l'installation rapide de symptômes semblables à ceux de la grippe, soit : une fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, des maux de gorge, de la faiblesse.

Par la suite, plusieurs patients auront : une diarrhée, une éruption cutanée semblable à celle de la rougeole, une atteinte du foie et des reins, des vomissements.

Quatre ou cinq jours après l'apparition des symptômes, entre 30 et 50 % des personnes atteintes auront des saignements internes et externes. Bien que certaines personnes succombent à un état de choc causé par l'insuffisance de multiples organes, la plupart des victimes du virus Ebola meurent d'une déshydratation grave provoquée par une diarrhée et des vomissements importants. Le taux de mortalité se situe autour de 50 à 90%.

Comment peut-on traiter les malades du virus Ebola ?

Il n’existe aucun médicament contre le virus Ebola jusqu’à maintenant. Seuls les symptômes peuvent être traités.

En premier lieu, les hémorragies doivent être empêchées. Pour ce faire, des transfusions sanguines et des facteurs de coagulation sont administrés au patient. La perte importante de liquide est compensée par des solutions de réhydratation, administrées par voie orale, si possible. Le traitement vise essentiellement à maintenir les fonctions des organes, en particulier, la fonction rénale.

Comment peut-on prévenir la maladie à virus Ebola ?

  • Réduction du risque de transmission entre les animaux sauvages et l’homme par contact avec des chauves-souris frugivores ou des singes/primates infectés et par la consommation de leur viande crue. Il faut manipuler les animaux avec des gants et porter d’autres vêtements de protection adaptés. Les produits issus de ces animaux (sang et viande) doivent être cuits soigneusement avant d’être consommés.
  • Réduction du risque de transmission interhumaine provenant de contacts directs ou rapprochés avec des sujets présentant des symptômes d’Ebola, en particulier avec leurs liquides biologiques. Il faut porter des gants et un équipement de protection individuelle adapté lorsque l’on s’occupe des malades à domicile. Il faut également se laver systématiquement les mains après avoir rendu visite à des patients à l’hôpital ou après s’être occupé de malades à domicile.
  • Mesures d’endiguement de la flambée y compris l’inhumation rapide et sans risque des défunts, l’identification des sujets susceptibles d’avoir été en contact avec une personne infectée par le virus Ebola, le suivi de l’état de santé des contacts pendant 21 jours, la séparation sujets sains/malades en vue de prévenir la propagation, une bonne hygiène et le maintien d’un environnement propre.
  • Mesures préventives générales :

      Respect des règles d’hygiène corporelle et alimentaire ;

      Protection contre les moustiques: répulsifs, moustiquaires, vêtements couvrants, etc.

      Eviter les voyages dans les zones où la fièvre Ebola est endémique.

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